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  RICHARD FARNSWORTH : The not so straight actor’s story

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anneofavonlea
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MessageSujet: RICHARD FARNSWORTH : The not so straight actor’s story   Mar 30 Nov 2010, 17:10

Source : HERE


RICHARD FARNSWORTH
The not so straight actor’s story
Par Roland KERMAREC

Le 6 octobre 2000, l’acteur américain Richard Farnsworth s’est donné la mort à l’aide d’une arme à feu à l’âge de 80 ans, dans le ranch qu’il possédait à Lincoln, petite ville du Nouveau-Mexique. Il avait quitté sa résidence des Hollywood Hills au début des années 90 pour venir s’installer dans cette bourgade retirée qui ne compte à peine que six cents habitants. Richard Farnsworth aurait mis fin à ses jours pour faire taire les souffrances dues à la maladie : en effet, sa compagne a révélé qu’il était atteint depuis plusieurs années d’un cancer des os en phase terminale qui le paralysait partiellement. Sa fille a ainsi déclaré que, la dernière fois qu’elle a vu son père, au mois de juin, il ne pouvait plus bouger les jambes. Le comédien était déjà très souffrant quand il a interprété le rôle titre de The Straight Story , mais il avait voulu combattre la maladie en relevant le défi que lui proposait David Lynch. De fait, quand le réalisateur l’avait contacté pour lui offrir ce rôle, Farnsworth avait très vite accepté cette chance mais il craignait de ne pouvoir se révéler à la hauteur, car l’opération chirurgicale qu’il devait subir à la hanche le contraignait à se déplacer avec une canne. Lorsque Lynch lui apprit que cela ne constituait pas un handicap pour le film, au contraire même puisque Alvin Straight marchait non pas avec une, mais avec deux cannes, les doutes de Richard Farnsworth sur ses capacités se dissipèrent et il se lança dans cette aventure avec le talent et le bonheur que l’on sait.

Son interprétation à fleur de peau dans The Straight Story lui a donné une renommée et un statut qu’il n’avait jamais atteints jusqu’ici, probablement parce que l’identification et la symbiose étaient totales entre lui et l’homme qu’il devait incarner : c’est en 1994 qu’Alvin Straight avait fait sensation en conduisant une tondeuse à gazon de l’Iowa au Wisconsin pour rendre visite à son frère mourant avec lequel il était brouillé. Sa composition, tout en aisance et en sérénité, l’a jeté sous les feux de la rampe et lui a apporté sur le tard ce que l’on qualifie bien souvent de rôle d’une vie, aussi bizarre finalement soit cette expression. Pour récompenser cette performance remarquable, on lui a notamment attribué le prix du meilleur acteur à l’Independent Spirit Awards et il a également été sélectionné pour l’Oscar (la statuette est revenue à Kevin Spacey, couronné pour sa prestation dans American Beauty ). Le hasard a d’ailleurs voulu qu’il devienne le nominé aux Oscars le plus âgé de toute l’histoire, détrônant ainsi Henry Fonda, qui avait remporté le trophée pour La maison du lac de Mark Rydell en 1981 et qui représentait pour Richard Farnsworth le modèle idéal de l’acteur.

Richard Farnsworth avait eu l’occasion de côtoyer de près Henry Fonda dans The Tin Star, réalisé par Anthony Mann en 1957 : dans ce film, il en était même la doublure. En effet, l’acteur Farnsworth n’est pas apparu dans une des pouponnières de comédiens que chaque studio américain se devait de créer pour approvisionner ses propres productions : son parcours est bien plus atypique et sinueux, conter sa vie invite au voyage dans l’imaginaire hollywoodien et convie à une plongée aux sources du cinéma américain.

Richard Farnsworth est né en septembre 1920 à Los Angeles, mais l’insouciance propre à l’enfance ne lui a pas été très familière : il quitta l’école durant la Crise de 29 et devint palefrenier dans un grand haras pour gagner sa vie. Il travaillait toujours dans ces écuries en 1937 lorsque des employés de la Paramount se présentèrent, à la recherche de poneys pour tourner dans Les aventures de Marco Polo. Comme ils manquaient également de figurants pour incarner cinq cents cavaliers mongols, dans ce film qui serait interprété par Gary Cooper et réalisé par Archie Mayo, Farnsworth abandonna son écurie, séduit par le salaire intéressant qu’on lui offrait. Une longue carrière de figurant puis de cascadeur attendait alors Richard Farnsworth, qui endossa tour à tour les défroques de cow-boys engagés dans des scènes de poursuites endiablées à cheval, de fermiers menant les roulottes de la conquête de l’Ouest, ou encore de tuniques bleues chevauchant la plaine dans une charge de cavalerie. Ses premiers faits d’armes dans le métier coïncidèrent avec l’âge d’or du western, et il doit quelques-unes de ses plus belles rencontres à ce genre cinématographique. Il a ainsi travaillé pour des réalisateurs prestigieux de l’époque, notamment John Ford (dans six de ses longs métrages), mais aussi Michael Curtiz (This is the Army , 1943), Howard Hawks (La Rivière Rouge, 1948) ou, plus tard, John Huston (The life and times of Judge Roy Bean – Juge et hors-la-loi, 1972), Robert Aldrich (Fureur Apache, 1972), Sam Peckinpah, etc.

A force de travailler comme cascadeur, il finit par doubler des acteurs de premier rôle, et il fut notamment la doublure de Kirk Douglas dans toutes les séquences de combats de gladiateurs de Spartacus, réalisé en 1960 par Stanley Kubrick, grâce à sa connaissance du maniement des glaives. Il acquit au fil des ans une expérience enviable aux côtés d’acteurs renommés, comme Marlon Brando (The wild one – L’équipée sauvage de Laslo Benedek), John Wayne (Rooster Cogburn de Milar ou Les cowboys de Mark Rydell), Paul Newman (Pocket Money de Stuart Rosenberg), Clint Eastwood (The Outlaw Josey Wales – Josey Wales hors-la-loi ), Burt Lancaster, etc. Comme tout cascadeur, on lui donnait parfois une ou deux répliques à jouer mais ce n’est qu’en 1977 qu’il obtint son premier véritable rôle à part entière dans Comes a horseman – Le souffle de la tempête, film mis en scène par Alan Pakula, interprété également par Jane Fonda et Jason Robards, et pour lequel il obtint une nomination aux Oscars dans la catégorie des acteurs de second rôle (une grande tradition aux Etats-Unis, qui contribue souvent à enrichir les castings et à donner une épaisseur certaine aux personnages d’arrière-plan).

Cette première consécration (et le fait que le sol commençait à devenir trop dur à son goût) l’incita à raccrocher sa tenue de cascadeur et à enchaîner les apparitions dans de nombreux films, parmi lesquels on peut mentionner The Natural – Le Meilleur de Barry Levinson, Havana de Sydney Pollack, The two Jakes de Jack Nicholson, Misery de Rob Reiner où il campait un savoureux shérif d’une petite bourgade américaine, ou encore Un autre homme, une autre femme qu’il joua sous la direction de Claude Lelouch. Comme son personnage de The Straight Story qui traversait les Etats-Unis, la carrière de Richard Farnsworth traverse l’histoire du cinéma américain : il en était la mémoire et représentait le symbole même du rêve américain, acteur parti de rien et qui gravit un à un les échelons pour passer du rôle de figurant cascadeur à celui d’interprète principal d’un film réalisé par un des plus grands metteurs en scène actuels. The world is really wild at heart and weird on top…


1999 Une histoire vraie de D. Lynch avec H. Dean Stanton, S. Spacek
1994 Lassie de Petrie
1993 Guet-apens de R. Donaldson avec A. Baldwin, J. Woods, K. Basinger
1992 Highway to Hell de De Jong
1990 Two Jakes de J. Nicholson avec J. Nicholson, H. Keitel, M. Tilly
1990 Havana de Sydney Pollack
1990 Misery de Rob Reiner avec James Caan, Kathy Bates, Lauren Bacall
1988 Good Ole Boy : A Delta Boyhood de Robertson
1985 Sylvester, l'indomptable de Hunter
1985 Space Rage de Palmisano
1985 Into the Night / Série noire pour nuit blanche de Landis
1984 Rhinestone / New York cowboy de Clark
1984 The Natural / Le meilleur de Levinson
1983 Independence Day de Mandel
1982 Ruckus de Kleven
1982 The Grey Fox de Borsos
1981 The Legend of the Lone Ranger de Fraker
1980 Resurrection de Petrie
1979 Tom Horn, le hors-la-loi de Wiard
1978 Comes A Horseman / Le souffle de la tempête de Pakula
1977 Un autre homme, une autre chance de Claude Lelouch
1976 La duchesse et le truand de Frank
1976 Josey Wales hors la loi de Clint Eastwood
1975 Rooster Cogburn / Une bible et un fusil de Millar
1973 Ulzana's Raid / Fureur apache de Aldrich
1972 Juge et hors la loi de Huston
1972 Ulzana's Raid / Fureur apache d’Aldrich
1972 The Cowboys de Rydell
1970 Monte Walsh de Fraker
1966 Duel at Diablo / La bataille de la vallée du diable de Nelson
1966 Texas Across the River / Texas nous voilà de Gordon
1963 The Jolly Genie de Barry
1960 Spartacus de Kubrick & Mann avec K. Douglas, J. Simmons, J. Gavin








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